Secret de Paris

En résumé

Emplacement

Prestations

Atmosphère, atmosphère !

C'est amusant comme certains hôtels cachent bien leur jeu.

Si on vous dit que vous allez passer un séjour surprenant dans un petit hôtel de charme rue de Clichy... il est probable que vous marquiez un temps d'hésitation.

Et pourtant, il aura suffit du coup de baguette magique de la pétillante « atmosphériste » Sandrine Alouf pour transformer un ex-petit hôtel de quartier en un kaléïdoscope des mille et une nuits parisiennes.

Bon, il aura suffit d'un coup de baguette magique, certes, mais c'est quand même vite dit.

Il aura également fallu le travail d'un architecte, qui a parfaitement utilisé chaque mètre carré du bâtiment, et du propriétaire des lieux, qui a souhaité faire de son troisième hôtel, un établissement au confort irréprochable.

Ce qui est bien avec Sandrine Alouf, c'est que grâce à son imagination, vous n'allez plus à l'hôtel comme dans une auberge quelconque ou comme dans le premier boutique-hotel-design venu, non, vous êtes invité à vous immerger dans une hospitalité faite histoire. Une histoire qui se déroule de l'entrée de l'hôtel jusqu'à votre oreiller. Et qui sait même si cette histoire ne viendrait pas se glisser jusque dans vos rêves ?

Pour le coup, le sujet de l'histoire ressemble a priori à une tarte à la crème touristique : vous donner les clés des plus grands monuments de Paris pour gagner l'impression de les habiter de l'intérieur. Bon, pourquoi pas... et puis finalement, une fois rendu à l'intérieur, un constat s'impose, l'exercice est réussi, et s'avère plus ludique que prévu !

Et puisque tout est surprise dans cette histoire, commençons par le début.

A votre arrivée, le lobby se présente sous la forme d'un petit hall avec ses deux pupitres matelassés et son réceptionniste en costume noir. On se dit, tiens, nous voilà dans un sympathique petit hôtel moderne comme il en pousse tant d'autres. Seuls les murs laissent échapper un peu de fantaisie : recouverts de tissus tendus où s'impriment dans un mouvement tourbillonnant les photos des monuments que l'hôtel a choisi d'illustrer, Trocadéro, Musée d'Orsay, Tour Eiffel, Moulin Rouge et Opéra Garnier.

Et puis, passé le hall, sur la gauche, on découvre une grande pièce donnant sur le petite rue de Parme, façon boudoir-lounge, à la fois sobre et sombre, nette et un brin glamour, servant de salle de petit-déjeuner le matin et de bibliothèque-salon de thé l'après midi. Le meuble du fond est un ingénieux meuble convertible à panneaux mobiles en bois laqué : armoire à confiture dans sa version matutinale, et bibliothèque dans sa version post-sieste.

En décrochement de la pièce, niché dans l'angle de l'immeuble, un petit coin salon, avec un magnifique « confident » à quatre places, version moderne et revisitée sur mesure pour l'hôtel, d'un des grands classiques de la décoration... et après tout... quoi de mieux qu'un « confident » pour partager un secret (...de Paris) ? Si ce n'est qu'avec quatre places, le secret devient vite rumeur !

Ensuite, quand on passe dans les étages, deux surprises, au choix.

Version escalier, avec une palissade en bois laqué rouge, façon terrains vagues à la Doisneau mais en plus chic et punchy, encadrant la montée et laissant apparaître en haut un joli coin de ciel bleu.

Version ascenseur, intégralement recouvert de miroirs et renvoyant une image infinie de vous-même dans toutes les directions à la fois, comme une interprétation disco des textes de l'écrivain argentin Jorge Luis Borges. A noter que même le sol est recouvert de miroir, comme pour laisser aux yeux indiscrets découvrir si les secret de Paris ne se cacheraient pas sous les jupes des filles.

Alors, viennent les chambres. Si chacune interprète un monument de Paris et dispose d'une ambiance bien particulière, toutes appartiennent à la même catégorie, sont au même prix et disposent d'une certaine unité de décoration : à savoir les tête de lit !

Car l'essentiel de la magie des chambres tient aux têtes de lit.

Véritables décors en trois dimension, bénéficiant d'un éclairage soigné permettant d'en dramatiser les lignes, réalisés dans de solides matériaux leur donnant tout leur crédit, ils constituent un vrai voyage au cœur de ce qui symbolise le mieux chaque édifice : les grandes horloges du Musée d'Orsay, l'enchevêtrement de poutrelles métalliques et la vue de la Tour Eiffel, les rampes de bois des salles de danse de l'Opéra (si bien peintes par Degas), les meurtrières grillagées et les grandes affiches du Moulin Rouge, et enfin, les lignes géométriques du Trocadéro.

Bref, on est tout de suite conquis par le voyage.

Le reste est luxueux pour un boutique hôtel, et surtout, à la pointe des technologies. Sans être spacieuses, les chambres sont d'une taille correcte et surtout très bien aménagées et équipées.

Toutes possèdent un rack à bagages, un bureau, un système de lecteur CD+DVD, un grand écran plat, le wifi gratuit, une gestion centralisée de différentes ambiances d'éclairage, sans parler des peignoirs, chaussons, climatisation/chauffage individuelle et mini-bar.

A noter qu'un effort tout particulier a été fait sur l'insonorisation : la rue de Clichy est très passante, mais les fenêtre arborent un quadruple vitrage (deux fois deux) très efficace.

Les salles de bains sont également un must de technologie et de netteté : entre les vitres qui permettent une transparence (mais pas trop !) et les éclairages, c'est une autre vision de la salle de bains.

Autres différences entre les chambres : les Tour Eiffel sont interconnectables (idéal pour les familles ou amis) ; les Musées d'Orsay sont les plus cocons (et aussi les plus petites), avec une télé à la James Bond camouflée dans un coffre au pied du lit ; les Opéra sont les plus féminines et les seules à disposer de parquet ; les Trocadéro sont les plus classiques mais aussi peut-être les plus chics ; quant aux Moulin-Rouge, en plus d'être les plus spacieuses, elles sont bien entendu les plus glamours (tiens tiens, le rouge doit y être pour quelque chose !).

A noter, il y a deux autres chambres (est-ce cela le secret de Paris ???), « les ateliers d'artistes », situées sous les toits, presque des suites, vu qu'elles sont plus grandes que les autres, toutes de blanc, avec leur collection de toiles immaculées en tête de lit et comme mobilier. On s'y sent bien. La lumière tombe du ciel, au travers des velux. On a presque déjà oublié Paris.

Semblant avoir écouté la leçon des Alchimistes qui rappellent que tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, Sandrine Alouf a eu la poésie de décorer le sous-sol voûté de l'hôtel, d'immenses photos de parcs et jardins de Paris. Ce qui permet de faire un peu de sport ou de profiter du hammam et du sauna, tout en gardant un œil sur la verdure... c'est à y perdre la tête cette histoire !

 

Pour qui ?

Pour les amoureux ? C'est évident, un peu de féérie n'a jamais fait de mal à l'amour ! Pour les voyageurs seuls ? En habitant un monument, on ne se sent plus seul un instant ! Pour les familles ? Il y a les chambres communicantes et le confident 4 places !

Et pour les Parisiens ? Pourquoi ne pas redécouvrir sa ville de l'intérieur ?!

 

 

À partir de 199€ Réserver
Notation de l'établissement
Taille des chambres 7 Confort : 7
Confort Chambres 8 Confort : 8
Infrastructure & Services 7.5 Confort : 7.5
Confort Global 7.5 Confort Global : 7.5

Contacts & Réservation

Secret de Paris

2, rue de Parme
75009

Station de Métro : Liège, Place de Clichy